DES MOTS ET DES ORGUES

Oeuvres originales pour récitant et grand orgue


Programme élaboré au fil du temps par les deux interprètes qui, en une sorte de défi artistique, décidèrent d’associer le plus puissant des instruments (l’orgue) et le plus fragile (la voix parlée); 
les compositeurs solllicités,
Alicia Diaz de la Fuente
Hermes Luaces,
à partir des poèmes choisis par les deux interprètes, 
Léopoold-Sédar Senghor (1906-2001), 
Mahmoud Darwich (1942-2008), 
Rafael Alberti (1902-1999)
ont écrit des oeuvres originales pour ce duo improbable : récitant et orgue


Des Mots et des Orgues... est donc une aventure artistique particulière, une expérience aux extrêmes, la rencontre de la voix parlée, peut-être le plus fragile des instruments, et de l'orgue, parfois ou souvent le plus puissant. La musique éclaire, soutient le texte, les mots se confrontent à l'orgue.
Parfois, un mot vous échappera, la musique prendra le pas.
À moins que ce ne soit l'inverse...


La Croix du Midi
n°4625. Jeudi 20 décembre 2001 Cathédrale de Perpignan (66000)
“[...]Deux artistes sont entrés en résonance avec la cathédrale. [...] Grâce à la sensibilité des deux interprètes, à leur sens de la forme et de l’équilibre, la musique puissante et le pouvoir évocateur du texte ont construit une véritable cathédrale sonore à l’intérieur même de la cathédrale Saint-Jean. [...] Le public, concentré sur les derniers échos de l’orgue, de la voix et du tambour d’aisselle, a hésité un moment avant d’applaudir, prolongeant ainsi cette méditation par un instant de silence”.

La Provence, éd Vaucluse,
mardi 24 mai 2016
”[...] à la Cathédrale Sainte Anne d’Apt [...]Clément Riot et Jean-Pierre Baston  créant ensemble une œuvre unique et bouleversante”.

Programme joué uniquement dans des lieux avec orgue (église, temple), avec obligatoirement une sonorisation professionnelle. (Nous consulter)
Public

tout public, public familial ou si public homogène de scolaires : collège/lycée

Durée 70mn





︎ dossier de presse

︎ Extraits

La Licorne d’Hannibal
︎ n°12 : 4/2006 - p.30-50
Entretien à quatre voix (les 2 compositeurs, les 2 interprètes)



Primé 
En 2005 par La Fondation Marcelle et Robert de Lacour pour la musique.
Repris dans divers festivals (Aujourd’hui musiques, Perpignan (66) ; Musiques sacrées, Pézenas (34) ; Forum des orgues, Martigues (13), Toulouse les Orgues (31)...

Poèmes de 
Léopold Sédar Senghor (1906-2001)
Mahmoud Darwich (1942-2008)
Rafael Alberti (1902-1999)
Musiques de  
Alicia Diaz de la Fuente
Hermes Luaces Feito.
et de André Jolivet (1905-1975)
Orgue
Jean-Pierre Baston
Récitant

Clément Riot
Donné
dans de nombreux cycles d’orgues et festivals :
St-Rémy de Provence, L’Isle-Jourdain, Bagnols-sur-Cèze, Lyon, Montélimar, Bédarieux, Talence,.... Primé en 2005 par la Fondation Marcelle et Robert Lacour et repris à Aujourd’hui musiques (Perpignan, 66), Musiques sacrées(Pézenas, 34), Forum des orgues (Martigues, 13),… en 2013 à Toulouse les Orgues (31), en 2014 au Festival de Musique sacrée de Perpignan, 2016 Cathédrale d’Apt (84)




 

Description détaillée

À part les Cinq interludes pour orgue, composés par André Jolivet en 1943, associés librement aux [Cinq] Prières de paix écrites en 1945 par Léopold-Sédar Senghor (1906-2001), ce programme offre un récital d’œuvres originales écrites pour récitant et orgue, formule d’autant plus rare qu’ici, la relation narration/musique n’est pas la traditionnelle interpolation (texte-musique-texte), mais une recherche de fusion notes et paroles, sons et sens, pour créer des œuvres nouvelles, des croisements obligés ; rien que de très naturel finalement, lorsque l’on saura que Léopold Senghor, lui qui définissait “les poètes nègres [...] « comme avant tout des auditifs, des chantres », sans avoir jamais été mis en musique, dédiait nombre de ses poèmes à des instruments, précisant « lorsqu’en tête d’un poème, je donne une indication instrumentale, ce n’est pas une simple formule ».

Bien que prévus pour accompagner une messe, les «Cinq interludes pour orgue», composés par André Jolivet en 1943, constituent chacun un climat à part entière qui permet toutes les interprétations: liberté du choix des textes, donc, pour le récitant qui choisit ici les «[Cinq] Prières de paix» écrites en 1945 par Léopold Sédar Senghor (né en 1906); dates  et contexte historique, forme [5] et esthétique, inspiration sacrée et humaniste: Il y a en effet plus d’un point commun entre les deux oeuvres qui, comme leurs auteurs, sont exactement contemporaines;  mais la concordance est loin d’être uniquement chronologique, même si ceci peut contribuer à expliquer cela; les deux hommes revendiquent une fonction à la fois magique, symbolique et sociale de leur art, une inspiration spirituelle faite de syncrétisme et d’universalité se fondant dans un art à la fois résolument moderne et totalement personnel. Entre le compositeur occidental  puisant son inspiration dans les rituels des sociétés traditionnelles, et pour un grande part extra-européenne, et le poète africain, agrégé de grammaire française dont l’œuvre décline la poésie moderne avec les sortilèges de l’âme africaine pour célébrer tous les sentiments humains, intimes et collectifs, jusqu'à la grandeur de la négritude et l’espoir d’une réconciliation universelle, il y a des croisements obligés;
lorsque l’on saura que Léopold Senghor, sans jamais avoir jamais été mis en musique, dédiait nombre de ses poèmes à des instruments et que cette « Prière de paix»…est écrite “pour grandes orgues”! chez celui qui écrivait que “les poètes  nègres […] sont avant tout des auditifs, des chantres” […] “lorsqu’en tête d’un poème, je donne une indication instrumentale, ce n’est pas une simple formule.”… le rapprochement coulait de source!
Cela coulait également de source pour « Les prétemps du Monde », composée par Alicia Diaz de la Fuente en 2002, à la demande des deux interprètes à qui elle est dédiée, cette œuvre originale pour Récitant et Orgue utilise également les ressources de plusieurs percussions (Djembé et Gong pour le récitant, gong pour l’organiste) à la fois référence sonore et symbolique à l’Afrique et au poète. Alicia Diaz de la Fuente, qui c’était déjà inspiré de «La Prière des masques>> pour réaliser une pièce pour 3 percussionnistes a ici fusionné son langage musical et la langue de Léopold Sédar Senghor dans un univers unique réalisé à partir des deux autres poèmes de l’œuvre de Senghor dédiés à l’orgue: tirés du cycle « Ethiopiques », l’un est sous-titré “pour orgue et tam-tam au loin” et l’autre “pour flûtes d’orgue”.

Ce programme offre donc ses trois poèmes dédiés à l’orgue : «Prières de paix... pour grandes orgues » et deux autres poèmes du cycle Éthiopiques», sous titrés « pour orgue et tam-tam au loin » et « pour flûtes d’orgue » sur lesquels Alicia Diaz de la Fuente a composé «Les prétemps du Monde», utilisant également deux percussions (djembé et gong), référence sonore et symbolique à l’Afrique et au poète, fusion de son langage musical et de la langue de Senghor dans un univers unique

Mahmoud Darwich (1942-2008), l’un des très grands poètes arabes, constitue l’autre partie de ce récital avec “Une belle dans Sodome”, “Sécheresse” et “Partition solo”. Rencontre naturelle là aussi, pour un poète qui dit avoir en lui « un trop-plein de chant », « commencer invariablement par un tempo » et se mettre au travail seulement « lorsque l’idée, l’image ou l’événement ont trouvé leur cadence ».

C’est Tres recuerdos del cielo de l’andalou Rafael Alberti (1902-1999) qui fait le lien entre Orient et Occident.

Il faut souligner le travail particulièrement pertinent des deux compositeurs: référence au chant sufi dans une écriture d'aujourd'hui (différents modes de jeux, clusters évolutifs…) dans Partition solo (H. Luaces Feito / poème de M. Darwich); rythmique avec des onomatopées, rythme parlé / rythme joué d'où ressort l'Ave Maria, jeux de scène et de gongs mêlés à une écriture d'orgue à la fois lyrique et traditionnelle dans Les Prétemps du monde (A. Diaz de la Fuente, poème de LS. Senghor). Qu'il s'agisse de l'un ou l'autre compositeur / trice, la musique est au plus près de l'imaginaire des poètes.




Programme :


Tres Recuerdos del cielo / Hermes Luaces Feito (6 mn)
sur le Poème de Rafael Alberti – Langue originale 
(Création « Aujourd’hui Musiques » 2005)

La Face de la Vérité / Alicia Diaz de la Fuente (9 mn),
d’après « Une Belle dans Sodome » de Mahmoud Darwich
(Création « Aujourd’hui Musiques » 2005)

Trois Souvenirs du ciel / Hermes Luaces Feito (6 mn),
poème de Rafael Alberti – version en français
(Création « Aujourd’hui Musiques » 2005)

Le Nuage des rêveurs / Alicia Diaz de la Fuente (6 mn),
d’après « Sécheresse » de Mahmoud Darwich
(Création « Aujourd’hui Musiques » 2005)

Partition solo/ Hermes Luaces Feito (12 mn),
poème de Mahmoud Darwich
(Création à Lyon en juin 2005)

Les Prétemps du monde / Alicia Diaz de la Fuente (12 mn)
d’après Deux poèmes des « Ethiopiques » de Léopold Sédar Senghor
(Commande de la Ville de Bagnols sur Cèze, novembre 2002)

Cinq Interludes pour orgue / André Jolivet  (12 mn),
avec les «Prières de Paix », “pour grandes orgues”, dit le poète Léopold Sédar Senghor.
(libre association des deux interprètes. Création 2001)








Clément Riot
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